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Saint-Arailles doit son
nom à Sainte Eulalie (en latin Sancta Eulalia), martyrisée en 304 à
Barcelonne. Après mutations et déformations comme Santa Rolia, Sentaralha
le nom est devenu Saint-Arailles.
(La religion dans la toponymie)
Ce Castelnau est apparut sûrement vers 1250 et faisait probablement suite à une motte
(parking
de "la motte")
située à l'est du village. L'acte notarié, rédigé le 12 avril 1283 pour
une donation du seigneur de Saint-Jean d'Angles aux moines de Saint-Fris
à Bassoues en compensation d'anciennes maltraitances, nous atteste
l'existence du village et de l'église. Il faisait partie du Pays d'Angles et de la
baronnie de Montesquiou. Des pièces notariés datant de 1301 et 1307 nous
le prouvent.
Saint-Jean d'Angles, situé à 1 km de Saint-Arailles dans la vallée de l'Osse,
était englobé dans ces terres. Ce hameau assez important qui possédait une église avec
cimetière
(la voir)
est devenu une commune à la révolution qui sera supprimée et rattachée à Saint-Arailles en 1822.
En 1308, Longue de Montaut, Epouse de Raymond Aymeri De Montesquiou, a
donné à son fils, Genses, les droits qui lui appartenaient sur les
châteaux de Saint-Arailles et de Saint-Jean d'Anglès
(voir le
château de StJean d'Angles). Au XIVe siècle,
les terres de Saint-Jean ont appartenu au cadet de la maison De
Montesquiou.
Vers 1460, après jugement par le parlement de Toulouse, le fief est
attribué à une fille et va passer de famille en famille, soit par
mariage soit par vente. Les derniers seigneurs de Saint-Arailles seront
des comtes de Commiges, famille issue de Saint-Lary (31), par mariage en
1730 avec dame de Caillon (seigneuresse de Saint-Arailles). Le fils,
Marie-Joseph, y est resté pendant toute la révolution et mourut en 1807
sans enfant. L'héritage est revenu à son demi-frère, le baron de
Comminges, qui s'est installé à Saint-Arailles jusqu'à sa mort le 31
décembre 1835 (acte de décès retrouvé dans les archives de la mairie). Les terres
seront ensuite vendues à des cultivateurs en 1847
.
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